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Le Savoir Boire / Pierre Guigui c'est la co-organisation d'un salon tous publics en juin "Pantin Boit Bio". C'est aussi une collection d'ouvrages aux Editions "Apogée", la publication de guides des Vins Bio et sur les Crémants chez BBD.
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Cadmium et Cuivre moins présents dans les vins biologiques.

Un résumé de cette étude a été presenté dans notre dernier Guide des Vins Bio. 

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Cadmium et Cuivre moins présents dans les vins biologiques
Une étude sur les minéraux dans les vins.

Et si les vins bio contenaient moins de métaux que les vins non bio ? C’est ce que suggère une vaste étude statistique portant sur plus de 42 500 vins commerciaux, français et internationaux, issus des cinq derniers millésimes.
Enrichie chaque année par environ 15 à 20 000 nouveaux échantillons, cette base de données permet de cartographier les vins par leur signature minérale, de les comparer et d’en suivre leurs évolutions. Le vin apparaît ainsi comme un véritable proxy de son environnement, reflétant à la fois les caractéristiques du terroir et les pratiques à la vigne et au chai.
L’étude repose sur des échantillons collectés lors de plusieurs concours, notamment le Concours International des Vins Biologiques (Amphore) ainsi que lors de dégustations comme celle du Guide des Meilleurs Vins Bio. Elle compare les profils minéraux de 40 éléments sur des milliers de vins, en intégrant l’information sur leurs modes de production : bio, biodynamie, conventionnel, etc.

Des différences marquées en faveur des vins biologiques
Premier constat : les vins biologiques présentent globalement une charge minérale plus faible, en particulier pour certains métaux.

Figure 1 : Diagramme radar des médianes, échelle en pentadécile(15) à partir de la base de 42 500 vins

Zoom sur le Cuivre (Cu) et le Cadmium (Cd)

Le cuivre est traditionnellement associé à la viticulture biologique, en raison de l’utilisation de traitements à base de cuivre (comme la bouillie bordelaise). Pourtant, les analyses réalisées sur vins finis montrent des niveaux moyens plus faibles dans les vins biologiques.
Le cadmium, élément trace indésirable, est particulièrement surveillé pour ses implications sanitaires. Sujet d’actualité, notamment à la suite de récentes parutions de l’ANSES, il suscite une attention accrue dans les filières agroalimentaires. Quel que soit le filtre appliqué à la base de données, la tendance reste constante : les vins biologiques présentent statistiquement moins de cadmium.
Les concentrations plus élevées observées dans les vins non bio pourraient être liées à l’utilisation d’engrais phosphatés, connus pour contenir des traces de cadmium ainsi que par certains produits phytosanitaires.

Potentiel de la signature minérale des vins
L’analyse d’un large volume de données minérales offre une méthode objective pour caractériser l’impact potentiel des pratiques viticoles. Les écarts observés semblent refléter à la fois les choix techniques des professionnels et l’utilisation, ou non, d’intrants chimiques.
Il convient de souligner que cette étude porte sur le vin fini, c’est-à-dire sur le produit consommé, et non sur l’état des sols ou des parcelles. Les niveaux mesurés restent inférieurs aux seuils réglementaires (par exemple, le cadmium < 5 μg/L – OIV-SECSAN 721-2025), garantissant la sécurité sanitaire tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la valorisation des vins biologiques.
La composition minérale pourrait ainsi devenir un marqueur objectif des pratiques agricoles, un outil de différenciation et, à terme, un critère intégré aux cahiers des charges des labels bio.

À l’heure où certains labels peinent à convaincre pleinement, la vérification physique pourrait s’imposer comme un complément essentiel, renforçant la transparence et la confiance du consommateur.

Théodore Tillement
Directeur de M&Wine
t.tillement@mandwine.com
+33 (0)6 15 36 40 56